L’élection présidentielle du 12 avril prochain verra s’affronter plusieurs candidats qui tentent de briguer la magistrature suprême. Parmi les candidats les plus crédibles à cette élection, il y a le président de la Transition, désormais candidat et autoproclamé « bâtisseur ». Cet homme émotif, et parfois impulsif jouit actuellement d’une côte de popularité non négligeable. Fort d’une expérience à la tête du pays durant la période de la transition, l’on peut dresser, un profil du mode de gestion de Brice Clotaire Oligui Nguema.

Une symbolique spirituelle très présente

Cela fait partie des éléments majeurs de la gestion de Brice Clotaire Oligui Nguema à la tête du pays pendant la transition. En effet, lors des prestations de serment en qualité de président de la transition, le futur ex-commandant en chef de la Garde Républicaine s’est appuyé sur les symboles traditionnels au travers d’une cérémonie avec le peuple autochtone. Associé à cela, l’implication de l’église catholique s’est faite clairement à plusieurs étapes de la transition. Entre la responsabilisation de l’archevêque pour le Dialogue national inclusif et de nombreux tours à l’église, Brice Clotaire Oligui Nguema peut clairement être défini comme un homme avec des valeurs spirituelles à la fois traditionnelles et importées.

Une famille très présente

C’est un élément que l’on a clairement pu constater durant cette transition. En effet, celui qui s’est autoproclamé bâtisseur s’est clairement présenté comme un homme de famille. Cela est d’autant plus vérifiable que des frères, oncles de sang ont été nommés à des postes de responsabilité stratégique au sommet de l’État. Le plus célèbre étant Aurélien Mintsa Mi Nguema, son frère. L’autre nom est également celui de l’actuel ministre du budget Charles MBA, par ailleurs son cousin, figure parmi les membres de la fratrie qui bénéficient de la position du général président. Au-delà, le général polygame n’a pas manqué le financer les fondations de ces deux épouse, ce qui a d’ailleurs laissé l’opinion publique assez mitigé.

Une quasi impunité

Sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema pendant la transition, plusieurs scandales notamment financiers ont vu le jour. Les plus importants étant celui lié au contrat avec le géant turc des centrales flottantes Karpowership, ou encore celui lié à son frère Aurélien Mintsa Mi Nguema. Seulement dans tous ces scandales, aucune sanction n’est tombée et aucune responsabilité n’a été établie jusqu’à ce jour. Cette situation laisse planer un sentiment d’impunité et se présente comme un mauvais présage en cas d’élection. Une nation forte se construit avec l’application des règles. Et le président est le premier garant du respect de celle-ci.

Sa proximité aux leaders du PDG « déchu »

C’est la pillule qui n’a jamais été digérée par l’opinion publique, dégoûtée par la gestion du pays par le Parti Démocratique Gabonais (PDG). Lors des premières nominations de la transition pour le gouvernement, il n’a pas été très distant avec ceux qu’il prend avoir objectivement renversé. La décision des participants au Dialogue national inclusif de dissoudre ce parti était la preuve que le peuple voulait donner une leçon aux militants de ce parti politique. Mais malheureusement, Oligui Nguema en a décidé autrement, au nom de la démocratie.

Dans tous les cas, ces éléments peuvent permettre de comprendre que la gestion de Brice Clotaire Oligui Nguema, s’il était convenu que sa démarche est bonne, ne sera pas fameuse. Certains de ses détracteurs pensent qu’il est capable de faire nommer ses épouses ! Il faut peut-être qu’il se remette en question maintenant. Trop de concessions à certains individus ne pourrait que desservir l’intérêt général de la nation.

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