Le Conseil des ministres de ce 4 décembre 2025 marque l’un des discours les plus offensifs de Brice Clotaire Oligui Nguema depuis son arrivée au pouvoir. Le président gabonais a dénoncé avec force les comportements qui persistent au sein de l’administration et compromettent, selon lui, la transformation de l’État.
Il a estimé que la refondation promise le 30 août 2023 peine à se matérialiser, en grande partie à cause de réseaux d’intérêts bien installés. Ces résistances internes constituent, pour le chef de l’État, une menace directe pour la crédibilité et l’efficacité de son projet politique.
Oligui Nguema a annoncé des sanctions immédiates pour tout acte de compromission, une orientation qui vise à rappeler l’autorité présidentielle après plusieurs mois de tensions administratives. Il mise également sur une série d’audits financiers pour mettre en lumière les circuits d’opacité encore à l’œuvre.
Il a en outre critiqué les pratiques de certains cabinets ministériels qui héritent des habitudes du passé, notamment le refus de transmettre des dossiers après des remaniements. Pour le président, cette attitude révèle une conception patrimoniale du pouvoir contraire aux principes qu’il veut instaurer.
Cette prise de parole marque un moment charnière pour son régime : elle montre que le président entend désormais s’attaquer frontalement aux bastions de la bureaucratie. Reste à voir si cette offensive sera suivie d’effets visibles et si elle permettra d’enclencher une nouvelle dynamique de gouvernance.
