Le président de la transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience une délégation du groupe CIMAF, conduite par son PDG Anas Sefrioui. Une rencontre stratégique, au moment où Libreville redéfinit ses priorités économiques.

Le cimentier marocain a exposé l’évolution de ses activités au Gabon, avec un accent particulier sur le projet de Franceville. Cette usine, encore en construction, doit renforcer l’autonomie du pays en matériaux de construction.

Mais le message du chef de l’État a été sans ambiguïté. Pour Brice Oligui Nguema, la nouvelle ère politique impose une révision des rapports entre l’État et les multinationales. Les conventions jugées déséquilibrées ne seront plus tolérées.

Dans ce cadre, la participation de l’État gabonais au capital de CIMAF devra être portée à 10 %, conformément aux nouvelles orientations gouvernementales. Un seuil présenté comme un principe désormais intangible.

Le président a également souligné l’importance de l’emploi local et de l’industrialisation. Avec une capacité annoncée de 1,85 million de tonnes par an, l’usine de Franceville est appelée à devenir un pilier du développement du Haut-Ogooué.

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