En engageant l’examen de 6 574 situations professionnelles, le président Brice Oligui Nguema, a ouvert l’un des plus vastes chantiers administratifs de l’histoire récente du pays. L’éducation nationale, longtemps minée par l’empilement de dossiers irréguliers, devient le point de départ d’une refonte plus large qui touche désormais aussi les structures sanitaires.
Sur ce total, 4 000 parcours ont déjà été rétablis, mettant fin à des années d’anomalies : carrières bloquées, grades jamais attribués, erreurs de codification et agents privés de droits. Cette opération révèle l’ampleur du dysfonctionnement accumulé sous les précédents régimes.
Le dispositif prévoit notamment la prise en charge salariale de 328 sortants des écoles de formation, l’entrée en solde de 692 autres enseignants, ainsi que l’intégration de 108 professeurs de matières scientifiques, secteurs jugés stratégiques pour la modernisation du pays. À cela s’ajoute l’absorption de 1 810 enseignants jusque-là cantonnés au bénévolat.
L’extension annoncée aux agents de la santé donne à cette réforme une portée systémique : elle vise à sécuriser les deux piliers humains de l’État, ceux qui instruisent et ceux qui soignent dans un pays où l’administration avait perdu toute capacité de suivi fiable.
À partir de février 2026, les effets concrets de ce vaste nettoyage administratif devront se matérialiser dans les fiches de paie, les carrières et la stabilité des services publics, inscrivant la transition de Brice Oligui Nguema dans une logique de reconstruction institutionnelle.
