À Abu Dhabi, le chef de l’État gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a parrainé la signature de trois accords économiques révélateurs de la nouvelle doctrine de développement de Libreville. Mines, numérique et logistique constituent les piliers de cette offensive économique.
Ces mémorandums d’entente, conclus avec des entreprises émiriennes, témoignent d’une volonté claire : diversifier l’économie gabonaise et moderniser l’appareil d’État, dans un contexte de transition politique et de fortes attentes sociales.
Le secteur minier occupe une place stratégique avec un accord portant sur l’exploitation aurifère. Longtemps marginal dans l’économie nationale, l’or pourrait devenir une source complémentaire de revenus si les projets se concrétisent.
Le partenariat numérique, axé sur l’intelligence artificielle et la gestion des données publiques, pose quant à lui la question de la souveraineté numérique. Il ouvre des perspectives en matière de gouvernance, mais soulève aussi des interrogations sur la protection des données.
Enfin, l’accord logistique avec Abu Dhabi Ports Company s’inscrit dans une ambition plus large : faire du Gabon un hub régional plus efficace, capable de mieux valoriser ses exportations et d’attirer des investissements industriels.
