La Fédération Internationale de Football association (FIFA) vient de rendre publique la liste des joueurs pouvant prétendre à être dans le 11 types de l’année 2024. Dans cette liste figure l’attaquant international gabonais Pierre Emerick Aubameyang. Paradoxalement ce dernier n’a pas été nominé pour le prix de meilleur joueur africain de l’année suscitant ainsi plusieurs interrogations de la part des observateurs avertis du football.
Avec une saison à 29 buts toutes compétitions confondues, dont 10 en ligue Europa devenant au passage le meilleur buteur de l’histoire de la compétition devant Radamel Falcao, Pierre Emerick Aubameyang a fait encore un peu plus entrer l’Afrique dans le livre des records en football. Seulement, si cette saison vient d’être saluée et reconnue par la FIFA en nominant le gabonais pour le 11 types de l’année, elle est jugée trop “faible” par la CAF pour prétendre au titre de meilleur joueur africain de l’année.
La Confédération Africaine de Football (CAF), en excluant des nominations l’une des plus belles performances de la saison, donne encore du grain à moudre à ses détracteurs. Souvent qualifié de partisane et critiquée pour sa non transparence et son manque d’objectivité, l’instance faîtière du football africain est une fois de plus clairement passée à côté.
En toute humilité, la CAF devrait se saisir de ce qui est clairement un échec avec la non présence de Pierre Emerick Aubameyang, pour réévaluer son mode de désignation des performances de l’année. Les agrégats de cette instance semblent très caduques car si l’absence de l’ancien marseillais pose problème, la présence de certains joueurs remplaçant dans des clubs de seconde zone est tout aussi scandaleuse.
Il est peut-être temps pour les instances du football africain de réévaluer leurs processus et de mieux reconnaître les contributions des joueurs qui brillent non seulement en Afrique, mais également sur la scène internationale. Ignorer des figures emblématiques comme Aubameyang risque de ternir la crédibilité de telles distinctions et de frustrer les fans, qui attendent une reconnaissance équitable des talents du continent.
