« La gendarmerie nationale se prend même pour qui ? » S’interrogent plusieurs compatriotes après l’abus d’autorité dont ont été victimes ces 348 personnes interpellées le week-end dernier dans le cadre d’une vaste opération de sécurisation du grand Libreville dénommée « coup de poing » actuellement en cours et menée par la Gendarmerie nationale. Des images des personnes arrêtées rasées avec le même rasoir circulant sur les réseaux sociaux ont provoqué l’indignation des internautes. Et s’il y a eu transmission d’une maladie sanguine au cours de cette maltraitance ?
Si cette opération de la Gendarmerie nationale (GENA) a pour mission principale d’assurer la sécurité des personnes et des biens ainsi que l’intégrité des institutions de la République. On est en droit de s’interroger sur les méthodes utilisées par la GENA quand on sait que lors de l’instauration de ce couvre-feu, les agents avaient pour mission de sécuriser les personnes ayant été interpellées et les libérer au levé du jour.
Cependant, le constat aujourd’hui est autre. Lles personnes interpellées sont violentées, maltraitées par ces agents prétendant assurer la sécurité des personnes. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux par les personnes arrêtées les montrent avec des têtes rasées de manière maladroite. Des pratiques qui ne cadrent pas avec la Constitution, qui formellement interdit toutes formes de maltraitance sur tout individu mis aux arrêts quelque soit la raison.
Plus encore, même si l’opération qui s’est poursuivie le week-end écoulé a permis d’arrêter 348 individus de nationalités diverses dont 111 femmes et 237 hommes ont été conduits à la Brigade Nord Libreville par la patrouille Mixte de Gendarmerie. Et que parmi elles se retrouvaient trois en possession de cannabis et deux en possession d’armes blanches. Cette façon d’agir des forces et des défenses nationales n’est pas digne du rang qui est le leur. Les objectifs de cette opération « Coup de poing » ne devraient pas se confondre à l’application des mesures liées aux horaires du couvre-feu.
