Selon certaines sources, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) est empêtrée dans un scandale financier sans précédent ce qui explique les suspensions dont sont l’objet la directrice générale, Audrey Chambrier Voua, et la Présidente du conseil d’administration, Brigitte Anguile Mba.
L’enquête ouverte à cet effet afin de faire la lumière sur cette affaire n’a pas encore livré ses résultats. Ces dirigeants suspendus sont à ce jour en liberté. Cependant, les conséquences de cette gabegie à ciel ouvert impactent négativement les partenaires.
Le Centre de dialyse de Libreville est l’un des partenaires à subir les conséquences de cette situation. Les responsables du Centre ont exposé les difficultés auxquelles ils sont confrontés au cours de l’audience que leur accordée le ministre des Affaires sociales, le 17 décembre dernier.
Les factures impayées par la CNAMGS font courir le risque d’une cessation d’activités du Centre de Dialyse de Libreville. « La situation dans laquelle se trouve actuellement le Centre de Dialyse de Libreville pourrait avoir des conséquences incalculables avec entre autres, la cessation des activités, la rupture des stocks de médicaments et l’arrêt des services indispensables traitant les cas d’insuffisance rénale. », ont fait savoir les responsables du Centre à la ministre Nadine Nathalie AWANANG Epse ANATO.
Selon le communiqué du Ministère des Affaires Sociales « la requête du Centre a été entendue avec la plus grande attention et fera l’objet d’un examen approfondi avant d’être transmise aux plus hautes autorités du pays. Cette démarche procède de la volonté du Ministère des Affaires Sociales de répondre efficacement aux urgences sanitaires et de garantir le droit à la santé des citoyens. »
Pour sa part, le ministre de tutelle n’a pas manqué d’inviter la CNAMGS à prendre ses responsabilités en matière de paiement des prestations médicales essentielles.
