Près de 15 ans depuis sa mise en service, l’échangeur de Nzeng-Ayong doit naître de nouveau. Depuis plusieurs jours, un trou béant s’est ouvert dans le bitume. Ce trou occasionné par des travaux approximatifs, associés aux pluies inquiète de plus en plus les usagers. Chaque jour, les véhicules petits et gros qui passent élargissent ce trou à cause des vibrations qu’ils émettent sur le sol instable.
On peut le voir en passant sous cet échangeur, il n’y a aucune signalisation et il est clair qu’aucune réparation n’est envisagée. Il s’agit d’une cavité de près de trois mètres de diamètre qui s’est ouverte sur l’axe PK5 menant dans le quartier Nzeng-Ayong. Signalée tant bien que mal par des matériaux de fortune, cette faille béante continue de s’élargir en exposant les usagers à une menace permanente. La situation est plus que préoccupante dans la mesure où l’endroit est soumis aux effets combinés des pluies.
Et chaque infiltration des eaux, le sol s’effondre littéralement. Au fond du gouffre d’où l’on distingue des câbles, des canalisations, et surtout un vide inquiétant qui donne sur la rivière en contrebas. Sur le terrain, aucun signalement. Les conducteurs peu avertis risquent à tout moment de plonger dans le vide. Un passant résume l’angoisse générale : « Vous croyez que ces eaux qui entrent tous les jours qu’il y a pluie vont où ? Elles continuent de creuser le fond et un jour, on risque de voir tout s’écrouler ici. Déplore un riverain.
L’apparition de ce cratère, l’encombrement qu’il provoque, l’angoisse palpable chez les usagers, ne semblent inquiéter aucune autorité.
« C’est bien sur la route parce que le trottoir est derrière ces plots. Mais le danger est pour tout le monde puisque, comme vous voyez, l’érosion a déjà affaibli la fondation des plots »., explique un vendeur à la sauvette, contraint d’exercer au bord du gouffre.
