À l’heure où le Gabon amorce un tournant décisif dans sa trajectoire économique et politique, une mission du Fonds monétaire international (FMI) est attendue à Libreville à la mi-juin. En prélude à cette visite capitale, le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a présidé ce 12 mai une séance de travail stratégique à l’Immeuble du 2-Décembre, aux côtés du représentant résident du FMI, Gomez Agou, et en présence du ministre de l’Économie, Henri-Claude Oyima, et de la ministre de la Planification, Louise Mvono.
Un signal fort envoyé aux bailleurs internationaux
Cette réunion s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a annoncé l’ouverture d’un dialogue avec le FMI lors de son allocution du 3 mai. L’enjeu est clair : reprofiler la dette extérieure du Gabon, restaurer la confiance des partenaires financiers et repositionner le pays sur une trajectoire de rigueur budgétaire, de transparence et de croissance durable.
En rappelant la volonté ferme du Chef de l’État d’accueillir cette mission du FMI, Alexandre Barro Chambrier a envoyé un message fort à la communauté internationale : le Gabon veut tourner la page des déséquilibres macroéconomiques et construire un nouveau partenariat basé sur la responsabilité et la crédibilité.
Une démarche saluée par le FMI
Le représentant résident du FMI au Gabon, Gomez Agou, a salué la réussite de la transition politique en cours et la maturité démocratique du peuple gabonais. Il a réaffirmé que la mission à venir dressera un état des lieux précis de la situation économique et engagera un processus de rapprochement plus étroit entre le Gabon et l’institution de Bretton Woods.
Vers une nouvelle ère de coopération
Fort de son expertise économique et fidèle aux orientations présidentielles, Alexandre Barro Chambrier a exprimé le souhait que cette nouvelle phase de coopération profite concrètement au peuple gabonais. Pour lui, cette mission n’est pas qu’un simple exercice technique, mais un acte fondateur d’une gouvernance responsable au service du développement national.
En cette période charnière, le Gabon semble décidé à se donner les moyens de ses ambitions. La venue prochaine du FMI pourrait bien marquer le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire financière et économique du pays.
