La Présidence de la République gabonaise a réagi ce vendredi à la déclaration publique de Sylvia Bongo Ondimba et de Noureddin Bongo Valentin, qui affirmaient avoir été victimes d’actes de torture et de traitements inhumains lors de leur détention. Lors d’une conférence de presse tenue à Libreville, le Conseiller spécial du président de la République, porte-parole de la présidence, Théophane Nzame-Nze Biyogue, a pris acte de ces allégations tout en exprimant son étonnement face à la démarche des deux inculpés.
Le porte-parole a souligné que, bénéficiant d’une liberté provisoire depuis le 16 mai dernier, Sylvia Bongo Ondimba et Noureddin Bongo Valentin auraient pu consacrer leur temps à la préparation de leur défense en vue de leur procès. Il estime que leur prise de parole publique s’apparente à une » stratégie de diversion et de brouillage judiciaire « , détournant l’attention du fond des accusations portées contre eux.
La Présidence a rappelé la gravité des charges retenues contre les deux anciens dignitaires du régime à savoir : haute trahison contre les institutions de l’État; détournement massif de deniers publics; malversations financières internationales en bande organisée; faux et usage de faux; falsification de la signature du Président de la République; corruption active.
Selon le porte-parole, ces accusations exigent des réponses claires, car » les Gabonais ont droit à la vérité sur la gestion qui a été faite de l’État et de ses ressources sous l’ancien régime « . La Présidence a assuré que toutes les procédures en cours respectent le cadre légal, sous l’autorité exclusive des juridictions compétentes. » La justice sera rendue au nom du peuple gabonais. Pas sur les réseaux sociaux, ni dans les médias, mais bien dans les prétoires de notre pays « , a insisté Théophane Nzame-Nze Biyogue.
L’État gabonais réaffirme son engagement à défendre la vérité, la justice et la stabilité, tout en respectant les droits humains et les principes républicains.
