Retour express, réaction immédiate.
À peine sorti de l’avion ce lundi matin, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a directement convoqué le ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault, pour une réunion en urgence. Objectif : exiger des comptes après les élections législatives et locales du 27 septembre, entachées, selon de nombreuses sources, par des irrégularités.

De retour à Libreville après une tournée diplomatique à New York et à La Havane, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à reprendre la main sur le dossier électoral. Ce lundi 29 septembre 2025, à peine descendu de l’avion, le chef de l’État a convoqué le ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault, pour un échange en urgence au salon présidentiel de l’aéroport.

Une exigence de transparence réaffirmée

Depuis sa prise de pouvoir en 2023, Brice Oligui Nguema s’est présenté comme le garant d’une transition démocratique apaisée, sous l’égide de la 5e République. À ce titre, il accorde une attention particulière à la régularité du processus électoral.

Selon des sources proches de la présidence, le ton de la rencontre aurait été particulièrement ferme, le président n’ayant pas caché son agacement face aux dysfonctionnements relayés sur les réseaux sociaux. Des erreurs logistiques, des retards d’ouverture de bureaux de vote, ainsi que quelques tensions locales auraient entaché le bon déroulement du scrutin dans certaines circonscriptions.

Ce rappel à l’ordre n’est pas une première : il s’agit du deuxième avertissement adressé au ministre Hermann Immongault, depuis le lancement du processus électoral.

Une posture de fermeté

Pour Oligui Nguema, cette convocation immédiate envoie un message clair à l’ensemble de l’administration : le respect des normes démocratiques n’est pas négociable. L’intégrité du scrutin, la crédibilité des institutions et la confiance des électeurs sont au cœur de son agenda politique.

Alors que le second tour se profile dans les prochains jours, le président souhaite que les erreurs constatées soient corrigées rapidement, et que les prochaines étapes du processus se déroulent dans le calme, la transparence et le respect de la loi.

Un contexte politique sous surveillance

Ces élections, les premières depuis la mise en place de la nouvelle République, sont perçues comme un test majeur pour les institutions gabonaises. La mobilisation des jeunes et des femmes, saluée par plusieurs observateurs, contraste avec les critiques formulées sur certaines irrégularités locales.

À l’international, le Gabon reste observé de près. Brice Oligui Nguema, qui vient de défendre sa vision politique devant l’Assemblée générale de l’ONU et de renforcer la coopération bilatérale avec Cuba, entend désormais se recentrer sur les priorités nationales, à commencer par le bon déroulement du processus électoral.

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