L’apparition médiatique de Sylvia Bongo Valentin sur France 24, entre sanglots et accusations, visait clairement à inverser les rôles. Mais l’analyse froide des faits révèle un tissu de contradictions qui discrédite d’emblée cette stratégie émotionnelle.

L’ancienne première dame cite João Lourenço et Brice Clotaire Oligui Nguema sans évoquer Patricia Scotland, reçue à deux reprises. Une omission d’autant plus troublante qu’aucune alerte internationale n’a suivi ces visites de haut niveau.

Les allées et venues d’Ali Bongo Ondimba, d’Umaro Sissoco Embaló et de représentants français confirment que Sylvia Bongo n’était pas isolée ni torturée. Aucun de ces témoins privilégiés n’a jugé bon de saisir l’opinion publique mondiale. Le silence des puissants parle de lui-même.

Derrière cette communication, on oublie le choix courageux du président Oligui Nguema : privilégier l’apaisement malgré les scandales révélés sur l’ancien régime. Le calvaire de Brice Laccruche Alihanga illustre mieux que les mots ce que fut la réalité carcérale sous l’ancien pouvoir.

Sylvia Bongo Valentin tourne définitivement le dos au Gabon. Cette décision ne change rien à l’essentiel : le pays avance et le peuple attend toujours que justice soit faite sur les années de gouvernance contestée.

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