À Libreville, Emmanuel Macron a profité de sa rencontre avec les autorités gabonaises pour dresser un bilan particulièrement favorable de la transition en cours. Le président français, qui multiplie les déplacements en Afrique, a tenu à marquer son passage du 23 novembre 2025 par une déclaration forte : le Gabon serait désormais, selon lui, un modèle continental.
Face à la presse, il a rappelé que chaque fois qu’il évoque une transition post-coup d’État en Afrique, il cite spontanément le cas gabonais. Une prise de position qui fait écho aux efforts des nouvelles autorités pour stabiliser le pays après la rupture politique survenue deux ans plus tôt.
Macron a mis en avant la discipline institutionnelle observée au Gabon, notamment le respect du calendrier et l’organisation d’élections sans tensions majeures. Selon lui, cet environnement calme témoigne d’une volonté réelle de refonder le contrat social. Le chef de l’État n’a pas caché sa satisfaction.
Cette appréciation flatteuse intervient dans un contexte où plusieurs pays africains peinent à sortir des cycles de putschs et de gouvernance militaire. Pour Emmanuel Macron, la trajectoire gabonaise pourrait servir de matrice pour d’autres États en quête de stabilité politique.
Ce positionnement français répond aussi à une logique d’influence : accompagner les transitions jugées crédibles afin de maintenir un dialogue privilégié avec les nouvelles élites du continent. Le cas gabonais deviendrait ainsi une vitrine diplomatique pour Paris.
