À Libreville, le président gabonais Brice Oligui Nguema a échangé ce mercredi avec Cécile Abadie, ambassadrice de l’Union européenne. La rencontre a porté sur la mise en œuvre opérationnelle du Programme de Modernisation et de Sécurisation du Transgabonais (PMS), récemment signé lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron.
Ce programme, conclu entre le Gabon, la France et l’Union européenne, vise à réhabiliter en profondeur la principale ligne ferroviaire du pays. Longue de 648 kilomètres, cette infrastructure constitue un corridor économique essentiel, reliant le littoral aux régions minières et forestières du Sud-Est.
Le dispositif prévoit des investissements lourds : sécurisation des zones instables, remise à niveau des ponts et tunnels, rénovation des gares voyageurs et renforcement institutionnel de la SETRAG. Objectif annoncé : porter la capacité du réseau à 16 sillons par jour pour répondre à la demande croissante.
Brice Oligui Nguema a souligné que cette modernisation était indispensable pour soutenir les filières stratégiques du pays. Exploitation minière, transformation du bois, agro-industrie : autant de secteurs qui dépendent directement de la fiabilité du transport ferroviaire.
Selon le président, l’impact sera également social. En améliorant la logistique nationale et le transport vers le port d’Owendo, le projet devrait favoriser la création d’emplois, réduire les coûts d’acheminement des produits essentiels et renforcer la cohésion territoriale par un meilleur accès aux infrastructures.
