Pour sécuriser davantage la production d’eau du Grand Libreville, la SEEG s’attaque désormais aux vulnérabilités situées dès l’entrée de ses installations. L’entreprise gabonaise a équipé la station de Ntoum de deux dégrilleurs automatiques, récemment mis en service, afin d’empêcher les déchets et matières végétales d’endommager ou d’obstruer les ouvrages de captage.
Derrière cette acquisition technique se joue une question centrale : la disponibilité des infrastructures. Les prises d’eau peuvent être exposées à l’accumulation de branches, feuilles et autres débris transportés par les cours d’eau. Lorsque ces éléments se concentrent au niveau des captages, ils imposent des opérations de nettoyage, ralentissent l’exploitation et peuvent fragiliser la continuité de la production. L’automatisation doit désormais permettre une évacuation régulière de ces déchets.
La SEEG y voit également un moyen d’améliorer son organisation interne. Les agents, jusqu’ici susceptibles d’être mobilisés pour des interventions manuelles exigeantes, pourront davantage se concentrer sur la surveillance, le contrôle technique et l’entretien préventif des équipements. Le dispositif permet ainsi de répondre simultanément à deux objectifs : sécuriser les personnels et renforcer l’efficacité opérationnelle de la station.
L’investissement réalisé à Ntoum s’inscrit dans un chantier plus large de modernisation des infrastructures hydrauliques de l’entreprise. Dans le Grand Libreville, où les attentes autour de l’accès régulier à l’eau restent importantes, chaque amélioration de la chaîne de production devient stratégique. En sécurisant ses captages, la SEEG cherche ainsi à agir en amont des pannes et à consolider progressivement la fiabilité du système d’alimentation en eau potable.
