L’Union démocratique des Bâtisseurs consolide son emprise sur les institutions gabonaises. Mercredi soir, ses sénateurs ont porté Huguette Nyana Ekoume épouse Awori Onanga à la présidence de la chambre haute pour un mandat de cinq ans, succédant à Paulette Missambo.
Personne ne l’avait vue venir. Sans lien avec les grandes familles politiques qui dominent traditionnellement la scène gabonaise, Huguette Nyana Ekoume a construit sa carrière dans l’administration publique, discrète et efficace. Vingt ans d’expérience dans les rouages de l’État, des impôts à la justice financière, sans jamais chercher la lumière.
Brice Clotaire Oligui Nguema a réagi rapidement, saluant une élection qui « honore encore une fois la Femme gabonaise ». Le président a exprimé sa joie devant la future collaboration entre le Sénat et le gouvernement pour affronter les défis du moment.
Le poste confère une responsabilité constitutionnelle majeure : en cas de vacance définitive du pouvoir, la présidente du Sénat devient cheffe de l’État par intérim. Un rôle crucial pour une technocrate jusqu’alors étrangère aux cercles du pouvoir.
Son parcours parle pour elle : baccalauréat au lycée Léon M’Ba, maîtrise à Lomé, cycle A1 à l’ENA gabonaise, puis progression régulière – de chargée d’études à l’Inspection générale à directrice générale de l’Agence judiciaire, avant d’occuper récemment des secrétariats généraux dans les ministères de l’Économie et de la Planification.
