La CAN devait être un moment d’unité pour le Gabon. Elle s’est transformée en crise après le départ inattendu de Pierre-Emerick Aubameyang, avant le choc face à la Côte d’Ivoire. En privilégiant son club européen, l’attaquant a rompu le pacte symbolique qui le liait à la nation.
Depuis longtemps, son parcours en sélection est jalonné de tensions. Aubameyang a souvent revendiqué un statut à part, imposant ses conditions, notamment financières et familiales. Ces pratiques, tolérées sous l’ancien régime, ont progressivement fragilisé la cohésion des Panthères.
La nouvelle gouvernance sportive gabonaise a mis fin à cette exception permanente. Sa mise à l’écart s’inscrivait dans une volonté de restaurer l’autorité collective. Mais son départ prématuré a été vécu comme un refus d’adhérer à ce nouveau cadre.
À cela s’ajoute une question sensible : celle de son engagement envers le pays. Là où d’autres stars africaines ont investi dans des projets sociaux majeurs, Aubameyang n’a laissé aucune empreinte durable, accentuant le sentiment de désillusion.
