Le bras de fer entre le gouvernement gabonais et le mouvement SOS Éducation La Base connaît un tournant. Un protocole d’accord signé à Libreville acte la suspension de la grève qui paralysait les établissements publics depuis trois semaines.
Camelia Ntoutoume Leclercq a salué l’adhésion des neuf représentants provinciaux du mouvement, qui ont apposé leur signature au bas du document. Les enseignants sont invités à reprendre le chemin des classes.
Les revendications portaient notamment sur la gestion des carrières et les conditions de travail, des sujets sensibles dans une fonction publique confrontée à des lenteurs administratives persistantes.
La médiation engagée a permis de dépasser les blocages initiaux. La représentation des neuf provinces a renforcé le poids des discussions, donnant au compromis une portée nationale.
Cette séquence rappelle toutefois la fragilité du dialogue social. L’État devra démontrer sa capacité à appliquer les mesures promises pour consolider l’accalmie et restaurer la confiance.
