À Port-Gentil, capitale économique du Gabon, le mouvement CAP Gabon a organisé une opération de terrain structurée pour défendre l’action du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Dans les quartiers de Salsa, Nouvelle Route PG1 et Matanda, les échanges ont porté sur les réformes économiques et sociales engagées depuis le début de la transition.

Au centre des discussions : la vie chère. Dans une ville marquée par les inégalités et la dépendance aux revenus pétroliers, la question du pouvoir d’achat reste explosive. La centrale d’achats publique, les foires subventionnées et la lutte contre la spéculation ont été présentées comme des outils de régulation visant à casser les circuits de rente qui pèsent sur les prix.

Sur le front éducatif, le gouvernement met en avant un rattrapage administratif massif et la relance des bourses. Plus de 6 900 dossiers d’enseignants auraient été régularisés. Un signal important dans un secteur longtemps paralysé par des lenteurs bureaucratiques et des tensions sociales récurrentes.

L’énergie constitue un autre enjeu stratégique pour Port-Gentil. L’achèvement du barrage de Kinguélé Aval et les projets de centrales à gaz doivent répondre à une demande croissante et sécuriser l’activité industrielle. Pour le pouvoir, la stabilité énergétique conditionne la crédibilité économique de la transition.

Au-delà du discours, l’enjeu est politique : démontrer que la transition produit des résultats tangibles. En occupant le terrain, CAP Gabon participe à une stratégie de consolidation de l’opinion, à l’approche d’échéances décisives pour l’avenir institutionnel du pays.

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