Le temps de l’installation semble désormais révolu au Gabon. En recevant le rapport des cent premiers jours de l’action gouvernementale, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a envoyé un message clair à son équipe : les engagements pris doivent désormais produire des résultats tangibles et rapides.
Présenté par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, ce document fait le point sur les feuilles de route attribuées aux différents ministères depuis le 5 février dernier. Chaque département était chargé d’atteindre des objectifs précis dans un délai de cent jours, dans le cadre d’une méthode de gouvernance axée sur le suivi des performances et l’évaluation régulière des politiques publiques.
D’après la synthèse présentée au chef de l’État, plusieurs administrations ont atteint des niveaux de réalisation considérés comme satisfaisants, certains secteurs dépassant même les objectifs initiaux fixés par l’exécutif. Mais le rapport souligne aussi des contre-performances dans certains projets, révélant les limites structurelles auxquelles reste confrontée l’action publique gabonaise.
Au cours de cette séance de travail, Brice Oligui Nguema a demandé une accélération immédiate des projets en retard. Le président gabonais a insisté sur la nécessité d’une administration plus réactive, plus efficace et davantage orientée vers l’impact concret sur les conditions de vie des populations. Cette exigence de résultats apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux marqueurs de sa gouvernance.
Le chef de l’État a par ailleurs appelé à un renforcement de la communication gouvernementale. Pour les autorités, il devient essentiel de mieux valoriser les réformes entreprises et de rendre plus lisible l’action de l’exécutif auprès des citoyens. Libreville veut ainsi construire une gouvernance plus transparente, fondée sur le contrôle, l’évaluation et la responsabilité politique.
