Le choc a été brutal dans les couloirs des finances gabonaises. Deux jours après une réunion stratégique sur la parafiscalité, le directeur général des Impôts Eric Boumah et son adjoint ont été limogés lors du Conseil des ministres du 22 mai 2026 présidé par Brice Oligui Nguema.
Cette décision spectaculaire traduit la volonté du pouvoir de serrer la vis au sein des régies financières. L’exécutif veut accélérer les réformes économiques et améliorer les performances des administrations chargées de collecter les ressources publiques dans un contexte de fortes attentes budgétaires.
Selon plusieurs observateurs, le président gabonais cherche à imposer un nouveau rapport de force dans l’appareil d’État. Les hauts responsables administratifs sont désormais placés sous pression avec une exigence claire : produire rapidement des résultats visibles sur les recettes fiscales et la gestion financière.
Cette éviction intervient alors que le gouvernement prépare plusieurs réformes liées à la parafiscalité et à la rationalisation des prélèvements. L’objectif affiché est de rendre le système fiscal plus transparent, plus efficace et davantage adapté aux ambitions économiques du pays.
Mais cette démonstration de fermeté suscite aussi des inquiétudes. Certains redoutent un climat de tension au sein des administrations financières, tandis que les soutiens du pouvoir estiment au contraire que ces décisions étaient devenues indispensables pour mettre fin aux blocages internes.
