L’eau est devenue l’un des principaux marqueurs des politiques de développement en Afrique. En se rendant à N’Djamena, où se tient le Forum africain de l’eau, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema inscrit le Gabon dans une dynamique continentale qui dépasse les seules considérations environnementales. L’accès à l’eau potable, l’assainissement et le financement des infrastructures figurent désormais parmi les priorités stratégiques des États africains.

Arrivé ce mardi 14 juillet dans la capitale tchadienne, le chef de l’État gabonais a été accueilli à l’aéroport international Hassan Djamous par le Premier ministre tchadien, l’ambassadeur Allah-Maye Halina. Cette visite intervient dans le cadre d’un forum de haut niveau placé sous le thème « De la vision à l’action », réunissant plusieurs chefs d’État, des représentants d’institutions internationales, des partenaires techniques ainsi que des bailleurs de fonds autour des grands enjeux liés à la sécurité hydrique sur le continent.

Coorganisée par la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre ambitionne d’accélérer les investissements destinés à moderniser les infrastructures hydrauliques africaines. Les travaux portent notamment sur le renforcement de l’accès à l’eau potable, le développement des systèmes d’assainissement et la mise en œuvre d’une gestion durable des ressources en eau, alors que les effets du changement climatique accentuent les tensions sur cette ressource essentielle.

Pour Libreville, cette participation répond également à des priorités nationales. Depuis plusieurs mois, les autorités gabonaises multiplient les réformes visant à améliorer durablement l’accès des populations aux services de base, notamment dans le domaine de l’eau. La présence de Brice Oligui Nguema à ce rendez-vous continental traduit ainsi la volonté du Gabon d’intégrer les mécanismes africains de coopération et de financement afin d’accompagner ces ambitions.

Au-delà des échanges techniques, ce déplacement revêt une dimension diplomatique importante. En participant aux discussions avec ses homologues africains et les partenaires internationaux, le président gabonais entend réaffirmer la disponibilité du Gabon à contribuer aux réponses collectives face aux défis hydriques. À N’Djamena, l’eau apparaît ainsi non seulement comme une question de développement, mais également comme un levier de coopération régionale et de stabilité pour le continent.

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