Un édifice de 30 mètres, huit pavillons provinciaux et les paroles de l’hymne national gravées dans la pierre : Libreville s’apprête à accueillir un nouveau monument majeur. Avant son inauguration, Brice Oligui Nguema a reçu la famille de Georges Damas Aléka afin de lui présenter le projet et de l’associer à l’hommage rendu à celui qui écrivit les paroles de « La Concorde ».
Installée sur le front de mer, face à la Tribune de l’Indépendance, l’esplanade a été pensée comme bien davantage qu’un nouvel espace public. Les huit pavillons doivent symboliser les provinces du Gabon, tandis que l’Estuaire sera représenté par l’édifice central. Une architecture chargée de porter un message d’unité nationale au cœur de la capitale.
En choisissant Georges Damas Aléka, le président gabonais rend hommage à un homme qui a occupé de hautes fonctions tout en laissant une empreinte durable dans l’identité du pays. Diplomate et ancien président de l’Assemblée nationale, il est surtout resté dans l’histoire comme l’auteur des paroles de l’hymne national. Leur inscription sur les piliers de l’esplanade doit faire du site un véritable lieu de transmission.
Autre particularité mise en avant : près de neuf travailleurs sur dix mobilisés sur le chantier sont Gabonais. La présidence veut ainsi faire du projet une démonstration du savoir-faire national autant qu’un monument historique. À l’issue de la rencontre, la famille Damas Aléka a offert à Brice Oligui Nguema un pagne traditionnel « Okorwè », symbole de reconnaissance envers l’initiative présidentielle.
