Le campus que la jeunesse n’attendait plus
Pendant près de quinze ans, ce projet est resté figé ; il s’apprête désormais à accueillir des milliers d’étudiants. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a officiellement inauguré, le 10 septembre 2026, l’Université internationale du Cap-Estérias, à Akanda. Le site, dont la construction avait commencé en 2008 avant d’être interrompue, est aujourd’hui présenté comme un nouveau départ pour l’enseignement supérieur gabonais.

Une véritable petite ville universitaire
Avec ses onze hectares et ses quatorze bâtiments, le campus a été conçu pour réunir études, hébergement et apprentissage pratique au même endroit. Il comprend des locaux pédagogiques, des résidences universitaires, un amphithéâtre de 386 places ainsi qu’un hôtel-restaurant. Près de 4 000 étudiants devraient intégrer l’établissement au cours de la première phase, avant une extension permettant d’en recevoir jusqu’à 12 000.
Apprendre un métier, pas seulement décrocher un diplôme
Brice Oligui Nguema veut faire de cette université une réponse au chômage et aux difficultés d’insertion rencontrées par une partie de la jeunesse. La Faculté des sciences de l’éducation, l’École supérieure du tourisme et l’Institut supérieur de technologie proposeront des formations tournées vers des compétences concrètes. La technologie, le tourisme, l’hôtellerie et la restauration occupent une place centrale dans cette stratégie, avec la volonté de préparer les étudiants à l’emploi comme à la création d’entreprise.

Tout un territoire pourrait en profiter
Pour les habitants du Cap-Estérias et d’Akanda, l’ouverture du campus pourrait rapidement changer le quotidien. Des milliers d’étudiants et d’enseignants auront besoin de se loger, de se déplacer, de se nourrir et d’accéder à différents services. Cette nouvelle population devrait donc favoriser l’activité des transporteurs, commerçants, restaurateurs, propriétaires immobiliers et petits entrepreneurs, tout en donnant une nouvelle attractivité à la zone.
Le défi commence après l’inauguration
L’ambition présidentielle ne s’arrête pas aux frontières du Gabon. L’établissement veut accueillir des étudiants étrangers et nouer des partenariats avec des universités africaines et internationales. En achevant ce projet relancé en 2024, Brice Oligui Nguema transforme un symbole d’abandon en promesse d’avenir. Reste désormais à garantir la qualité des enseignements, l’entretien du campus et l’insertion des diplômés pour que cette université devienne réellement le moteur éducatif et économique annoncé.

