À Libreville, la destruction d’équipements électriques ouvre un nouveau front pour une SEEG déjà confrontée aux délestages. L’entreprise a déposé plainte le 5 octobre 2026 après la découverte de dégradations sur deux postes de distribution de la capitale. Les faits, qui remontent au 2 octobre, concernent les installations n°849 et n°498. La démarche judiciaire doit permettre d’identifier les responsables et de déterminer les circonstances de ces actes, susceptibles de perturber la fourniture d’électricité.
Sur les équipements concernés, des fusibles basse tension de calibres 250 A et 400 A ont été sectionnés. Leurs corps isolants ont également été détruits, apparemment pour permettre l’extraction du cuivre. Ces constatations décrivent une intervention destructrice sur des composants du réseau. Elles ne permettent toutefois pas, à elles seules, d’établir l’identité des auteurs ni de déterminer si leur objectif se limitait au vol de matériaux.
La SEEG évoque notamment un vol aggravé, une dégradation de biens publics et un sabotage d’ouvrages pouvant provoquer des interruptions de distribution. Sa plainte vise également d’éventuels faits de complicité, de recel, d’association ou de participation. L’entreprise demande aux enquêteurs de reconstituer le mode opératoire, de rechercher les auteurs et les bénéficiaires, puis de retracer la destination des matériaux dérobés.
Cette affaire intervient dans un contexte de fragilité du service électrique, marqué par des délestages récurrents en partie imputés à la vétusté des infrastructures. D’autres vols ont été signalés sur des compteurs à Libreville, des câbles à Léconi et des installations de forage à Ntoum. Cinq interpellations avaient notamment été rapportées en mars 2026 dans une affaire de compteurs volés. Aucun lien entre ces dossiers et les dégradations du 2 octobre n’est établi dans les éléments disponibles.
