Maître Mayila n’est plus. La nouvelle circule depuis la journée du 4 février dernier. Il est décédé dans le nord de la France, à Berck-sur-Mer dans le Pas-de-Calais où il s’était retiré après un accident vasculaire cérébral en 2024 au Gabon. Celui qui a été de tous les combats au Gabon après la mort de son mentor Omar Bongo Ondimba, laisse derrière lui, le souvenir d’un homme politique engagé pour l’intérêt du Gabon. Retour sur les réactions spontanées de certains acteurs politiques.
Dans un post sur son compte Facebook, Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la Transition a déclaré que « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Maître Louis Gaston Mayila, figure marquante de la vie politique de notre pays. Son engagement pour le Gabon restera dans les mémoires. J’adresse mes sincères condoléances à sa famille, à ses proches et aux membres de sa formation politique. Que son âme repose en paix. »
Paulette Missambo, présidente du Sénat de la Transition a également exprimé sa profonde tristesse après l’annonce du décès du maître Mayila. » j’ai appris le décès du Maître Louis Gaston Mayila. Homme de conviction et figure marquante de la vie publique gabonaise. Il a consacré une grande partie de son existence au service de son pays avec passion et engagement. Son parcours, empreint de rigueur et de détermination, a marqué de nombreuses générations. Son départ laisse un vide immense pour sa famille, ses proches et tous ceux qui l’ont connu et apprécié ».
Il n’a jamais été en bon terme avec Ali Bongo et ses politiques publiques. C’est pourquoi en 2009, Maître Mayila avait soutenu l’opposition aux côtés de Pierre Mamboundou et en 2016, Jean Ping. En 2020, lors du débat sur la dépénalisation de l’homosexualité, au parlement Gabonais, l’homme politique avait lâché une réplique qui est restée dans les mémoires : » le chien ne couche pas avec le chien ».
Il a eu un parcours politique atypique. Après avoir créé le Parti de l’Unite du Peuple (PUP), ce dernier sera absorbé par le Parti démocratique gabonais (PDG)pour des intérêts politiques. Ne se sentant pas très valorisé dans cette fusion, il va se retirer et créer une nouvelle formation politique de l’opposition, l’Union pour une nouvelle République (UPNR) qu’il dirigera jusqu’à sa mort.
