En match retour du tour préliminaire de qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations féminine, l’équipe nationale du Gabon s’est faite balayée par celle du Mali sur le score de 4 buts contre 1. Cette défaite, loin d’être surprenante, porte le sceau d’une préparation approximative, d’une organisation d’un amateurisme servi par la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT).
Après une défaite inaugurale en Franceville qui avait placé les jalons d’une élimination à venir. C’est donc fort de ces éléments que le match retour entre les Panthères féminines du Gabon et les Aigles féminines du Mali à Bamako s’est disputé. Et là, comme attendu, le miracle n’a pas eu lieu. Au soir de cette énième élimination, les responsabilités semblent clairement établies. Et cette fois-ci elle ne semble pas venir que du terrain mais en grande partie des autorités fédérales de l’instance faîtière du football gabonais.
En effet depuis plusieurs années bien que subventionné par la Fédération internationale de football (FIFA), le football gabonais se nourrit essentiellement de quelques bienfaiteurs. C’est à croire que derrière cette participation au tour préliminaire, il y avait plus une volonté de justifier une sortie d’argent qu’une volonté d’avoir des résultats sérieux.
Aucune vision du football féminin ne semble se dégager dans la gestion de la FEGAFOOT. Elle semble d’ailleurs surprise à chaque fois qu’il y a des échéances à affronter. Cela peut encore se vérifier avec la débâcle de U17 face à l’Afrique du Sud. Cela peut bien se comprendre, avec une ligue nationale du football féminin qui n’est pas fonctionnelle.
Au-delà , la gestion de l’équipe nationale pose réellement problème. Alors que la sélection malienne était en train de se préparer sur le sol gabonais, la liste des joueuses convoquées par le Gabon n’était même pas encore disponible. Le prétexte avancé par ces derniers était que la Fédération était en négociation avec les clubs pour libérer les joueuses. Seulement avec cette assertion, l’instance dirigée par Pierre Alain Mouguengui avoue sa gestion approximative du football gabonais.
Comment expliquer que la direction technique nationale et la Fédération gabonaise de football soit incapable de suivre les athlètes au quotidien ? Comment comprendre que c’est à la veille de match que l’on rentre en contact avec les clubs pour la libération des joueuses alors que les dates FIFA et CAF sont connues une année à l’avance ? Comment expliquer que l’on rende publique une liste moins de 48 heures avant le début d’un match international de cette envergure ?
Après ces échecs successifs, il serait honnête pour la fédération de reconnaître son incapacité à gérer à bien le football gabonais. Et démissionner.
