Il faisait parti de ces candidats recalés qui avaient introduit des recours auprès de la Cour Constitutionnelle afin d’espérer être rétabli et retenu comme candidat à l’élection présidentielle d’avril prochain. Contre toute attente, sa candidature a été officiellement rejetée par la Cour Constitutionnelle qui était le dernier point de réclamation.

Après avoir été recalé dans un premier temps par la Commission Nationale d’Organisation et de Coordination des Elections et du Référendum (CNOCER), entité sous tutelle du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, pour un défaut d’acte de naissance, l’introduction de ce document, en l’occurrence celui de sa mère après n’a rien changé.

Face à ce qu’il qualifie de forfaiture, Jean Rémy Yama a animé un point de presse dans la journée du 21 mars dernier afin de dénoncer un deux poids-deux mesures. Pour lui, la Cour Constitutionnelle n’a même pas pris en compte ce document,  » C’est un jour triste pour la démocratie. Et en même temps, c’est un acte de lâcheté parce que rien ne peut justifier le rejet de ma candidature ».

Non sans ajouter que « dans mon recours, j’ai produit l’acte de naissance, et la Cour n’en parle même pas : elle l’a ignoré alors qu’il y a des candidats qui ont fait des recours et à qui il manquait également des éléments mais qui les ont produits et qui ont été acceptés. C’est une tristesse et en même temps un acte de barbarie qui ne se justifie pas… Il y a une volonté manifeste d’écarter ma candidature. Alors pourquoi ont-ils peur de moi ? La loi c’est la loi ! « .

Très remonté par ce verdict, Jean Rémy Yama, s’adressant indirectement au président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est interrogé :  » Les valeurs d’honnêteté, de probité et d’intégrité qu'[il] incarne qui [lui] font peur ? ». Cette déconvenue pourrait pousser l’ancien syndicaliste, et président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP) à porter son soutien à une candidature, peut-être à celle de l’ancien Premier ministre d’Ali Bongo, Alain-Claude Billie-By-Nze.

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