Le 19 mai 2025 marque une étape cruciale dans la refonte du paysage politique gabonais avec le lancement officiel des travaux des deux Comités de rédaction chargés de préparer les avant-projets de loi sur les partis politiques et sur la répartition des sièges électoraux. Ces deux chantiers majeurs s’inscrivent dans la mise en œuvre des orientations politiques définies par les nouvelles autorités du pays.

Présidant les travaux du Comité dédié à la répartition des sièges électoraux, le ministre de l’Intérieur, Herman Immongault, a souligné le cadre précis de ces réformes. Il a notamment rappelé que l’avant-projet de loi sur les partis politiques ne vise pas un redécoupage électoral global, qui ne pourra être envisagé qu’après le recensement général de la population et du logement en cours. Ce Comité dispose de deux jours pour finaliser ses propositions, avec en ligne de mire les élections locales et législatives prévues le 25 septembre prochain.

Le nouveau Code électoral, adopté récemment, fixe désormais le nombre de députés à 70, contre 52 auparavant. Le Comité doit ainsi proposer une répartition équitable des 18 sièges supplémentaires ainsi que des deux sièges réservés aux Gabonais de l’étranger. Cette répartition est essentielle pour garantir une meilleure représentation des différentes régions et communautés du pays.

Le second Comité, présidé par François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, travaille sur l’avant-projet de loi concernant les partis politiques. Ce dernier a rappelé que le Gabon, avec une population d’environ 2,5 millions d’habitants, compte actuellement plus de 100 partis politiques, un nombre jugé « excessif » pour la taille du pays.

Ce Comité dispose de dix jours pour rendre ses conclusions, qui devront concilier efficacité démocratique, représentativité et stabilité politique. L’objectif est clair : encadrer et rationaliser le paysage politique national afin de favoriser un climat politique plus apaisé et propice au développement, à l’aube d’un nouveau cycle républicain.

Ces réformes interviennent dans un contexte de profonde volonté de modernisation et de consolidation démocratique. Elles visent à renforcer la légitimité des institutions et à assurer une meilleure gouvernance électorale, tout en préparant le terrain pour les prochaines échéances électorales.

Le gouvernement gabonais affiche ainsi son ambition de bâtir un système politique plus équilibré, capable de répondre aux attentes des citoyens et de garantir la stabilité nécessaire au développement durable du pays.

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