Le Conseil des ministres gabonais, réuni lundi dernier au Palais du Bord de Mer sous la présidence du chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, a adopté des mesures clés concernant la loi de finances. Parmi les décisions, la mise en application de la taxe d’habitation ainsi que des taxes municipales et communales a été validée, selon le communiqué final diffusé à l’issue de la séance.
Le président de la République a rappelé l’urgence de mettre en œuvre sans délai ces nouvelles dispositions. La taxe d’habitation sera instaurée avec des mécanismes simplifiés et modulables, prenant en compte les revenus des contribuables. Cette approche vise à garantir l’équité fiscale et la justice sociale.
Conformément aux principes présentés, les taxes municipales et communales devront être déclarées et reversées au Trésor public, dans le cadre du principe d’unicité de caisse. Cette mesure assurera une gestion centralisée, transparente et rigoureuse des ressources publiques.
Ces taxes locales sont destinées à financer des services de proximité essentiels tels que l’eau, l’assainissement, la voirie, la sécurité, la gestion des déchets, l’éclairage public ainsi que les activités culturelles et de loisirs.
Le gouvernement affiche clairement son objectif : mieux contrôler les dépenses publiques, notamment les rémunérations, les charges sociales et les transferts, afin de libérer plus de moyens pour l’investissement. Celui-ci est présenté comme un levier majeur pour la création d’emplois et la lutte contre la pauvreté au Gabon.
