En annonçant la future taxe d’habitation, Brice Oligui Nguema poursuit son entreprise de remodelage du paysage économique gabonais. La mesure, adoptée en Conseil des ministres, sera appliquée à partir de 2026 et vise l’ensemble des habitations hors zones rurales.
La taxe, prélevée via les factures d’électricité par la SEEG, marque un pas supplémentaire dans la rationalisation de la fiscalité gabonaise. Le gouvernement veut à la fois simplifier la collecte et lutter contre l’évasion, un problème récurrent dans plusieurs économies africaines.
L’initiative s’inscrit dans une réponse à la contraction des revenus pétroliers. Comme plusieurs pays producteurs du continent, le Gabon doit accélérer sa transition vers une économie plus diversifiée et moins dépendante d’un secteur cyclique soumis aux variations mondiales.
Le rendement attendu de 2,8 milliards de FCFA constitue un objectif stratégique qui doit aider à financer les réformes engagées dans la transition. Pour Libreville, il s’agit également d’envoyer un signal de crédibilité aux investisseurs internationaux dans une période de recomposition.
Brice Oligui Nguema affiche avec cette mesure un cap : celui d’un État réengagé dans la gestion budgétaire, désireux de bâtir des mécanismes fiscaux pérennes et adaptés aux réalités africaines contemporaines.
