À Libreville, Brice Oligui Nguema, a accueilli deux de ses homologues, Umaro Sissoco Embaló (Guinée-Bissau) et Faustin-Archange Touadéra (République centrafricaine). Une rencontre à forte portée symbolique, marquée par la volonté partagée de bâtir une Afrique unie, souveraine et tournée vers ses propres solutions.
Les trois dirigeants ont échangé sur les grands défis du continent, sécurité, intégration régionale, coopération économique dans un esprit de concertation et de fraternité politique. « C’est dans le dialogue et la concertation que se construit la stabilité durable de nos nations », a rappelé Oligui Nguema, soulignant la nécessité d’un rééquilibrage du leadership africain, fondé sur la solidarité et la responsabilité collective.
Fidèle à sa tradition diplomatique, le Gabon réaffirme sa vocation de médiateur et de plateforme de dialogue panafricain. Sous la conduite du chef de l’État de la Transition, Libreville veut redevenir un espace d’influence apaisée, où les échanges entre pairs africains redessinent les contours d’une gouvernance continentale autonome.
« Je crois profondément qu’une Afrique souveraine et respectée naît d’une Afrique solidaire », a poursuivi le président, appelant à renforcer la coopération Sud-Sud et à valoriser le mérite collectif face aux défis communs.
Au-delà de l’image protocolaire, cette rencontre traduit un mouvement de fond : celui d’une Afrique qui cherche à reprendre la main sur son destin, en privilégiant la concertation interne plutôt que les arbitrages extérieurs.
Libreville, une fois encore, se positionne en laboratoire du dialogue africain, au service d’un objectif partagé : faire de la souveraineté et de la solidarité les nouveaux piliers du renouveau continental.
