Lorsque Emmanuel Macron atterrira à Libreville, c’est Brice Oligui Nguema qui sera au centre de l’attention. Le chef de l’État gabonais entend profiter de cette visite pour repositionner son pays dans un échiquier diplomatique africain en pleine mutation depuis 2023. La transition politique a ouvert une nouvelle page, et Paris cherche à s’y inscrire.

Le volet environnemental demeure un pilier traditionnel de la coopération entre les deux pays. La gestion des forêts du Bassin du Congo, atout majeur du Gabon, constitue un dossier stratégique pour la France, qui y voit un levier dans sa politique climatique mondiale. Pour Oligui Nguema, cet enjeu confère au Gabon un poids politique accru sur la scène internationale.

Mais c’est surtout l’économie qui occupera le devant de la scène. La présence du MEDEF illustre une volonté de reconquête après une baisse historique des investissements français. Le dossier du chemin de fer transgabonais sera au cœur des discussions, symbole d’un partenariat que Libreville veut plus opérationnel et aligné sur ses priorités nationales.

Depuis 2024, le Gabon multiplie les initiatives pour attirer les capitaux étrangers. Les 739 milliards de FCFA promis lors du forum économique franco-gabonais sont restés un signal fort. Mais pour Oligui Nguema, l’enjeu est désormais de transformer l’ouverture affichée en engagements fermes et en résultats visibles.

La visite sera également ponctuée par deux inaugurations à forte portée symbolique : l’APERN et le Centre culturel français renaissant. Ces projets rappellent que la relation franco-gabonaise se réinvente dans un mélange de continuités et de ruptures, où Libreville entend jouer un rôle plus affirmé.

Share.

Laisser un commentaireAnnuler la réponse.

En savoir plus sur La Gazette 241

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Exit mobile version