Devant Emmanuel Macron, en visite à Libreville, Brice Oligui Nguema a prononcé un discours direct et sans filtre lors de la clôture de la table ronde consacrée à la forêt du Bassin du Congo. Le président gabonais a dénoncé la charge financière que représente pour son pays la préservation de cet immense patrimoine écologique, un effort assumé « seul » depuis plus de 50 ans.
Le chef de l’État a rappelé que malgré le soutien de leurs partenaires, les efforts du Gabon restent largement sous-financés. Un message clair : le pays ne peut plus être le garant silencieux de la biodiversité mondiale. Cette déclaration, en présence du président français, a donné une portée symbolique forte à sa prise de position.
Brice Oligui Nguema a également insisté sur la nécessité de transformer les promesses en actions concrètes. Pour lui, les grandes déclarations internationales sur le climat ne suffisent plus. Il réclame des investissements directs, capables de créer des emplois et de générer de nouveaux revenus pour les jeunes et les femmes du pays.
Il a appelé à une coopération plus engagée, jusque dans les zones rurales les plus isolées, afin de faire de la préservation environnementale un moteur de développement économique. L’objectif affiché : renforcer l’impact local et garantir la pérennité des efforts écologiques.
Cette intervention, très commentée à Libreville, marque une volonté du président gabonais de redéfinir la relation avec les partenaires occidentaux. Brice Oligui Nguema veut un changement profond : moins de mots, plus d’engagements, et un véritable partage des responsabilités.
