Un climat délétère s’est installé autour du Procureur général Eddy Narcisse MINANG, devenu la cible privilégiée d’une campagne numérique virulente. Diffamations, montages, lectures biaisées : tout a été mobilisé pour l’accuser de détournements de fonds publics. Face à l’ampleur de la manipulation, la presse judiciaire a mené une enquête fouillée qui éclaire d’un jour nouveau les mécanismes de cette attaque.

Les investigations montrent que les montants évoqués relèvent des dotations légales allouées aux sessions criminelles. En 2017, l’État avait réparti 50 millions FCFA à Libreville, 40 millions à Franceville, 30 millions à Mouila et 25 millions à Oyem. Ces crédits servaient au transport des détenus, à la reprographie, aux per diem des personnels judiciaires, aux frais des avocats commis d’office et aux indemnités des assesseurs. Aucune somme ne pouvait être perçue à titre privé.

En 2018, le dispositif est reconduit avec une nouvelle répartition : 62 millions FCFA pour Libreville, 28 pour Franceville, 26 pour Mouila, 24 pour Port-Gentil et 24 pour Oyem. Toutes ces dépenses étaient gérées via les régies d’avances, un mode opératoire extrêmement encadré. Chaque franc déboursé devait être justifié, chaque dépense vérifiée, rendant impossible tout enrichissement personnel.

L’élément déclencheur de la cabale est un versement de 7 millions FCFA effectué en 2024. La prime était attribuée aux membres du Bureau du Dialogue national inclusif : les bénéficiaires confirmés étaient le Procureur MINANG, Jean Rémi YAMA (7 millions), Colette OZOLO REBOUKA (7 millions) et Bernard Christian RÉKOULA (1,8 million). Ce dernier, devenu l’un des chefs de file de la campagne de dénigrement, n’a jamais évoqué publiquement la prime qu’il avait lui-même perçue.

À travers cette affaire se dessine une rivalité interne nourrie par la progression fulgurante du magistrat. Docteur en droit, major de promotion, reconnu pour sa rigueur, le Procureur MINANG dérange. L’enquête démontre pourtant qu’aucune fraude n’a été commise et que toutes les procédures ont été scrupuleusement respectées. Ce dossier illustre parfaitement comment jalousie et ambitions contrariées peuvent nourrir les campagnes les plus destructrices.

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