“Je n’ai commis aucune erreur de droit.”
En une seule phrase, le procureur général Eddy Minang a renvoyé dans les cordes tous ceux qui, depuis des semaines, tentent de faire passer la justice gabonaise pour une jungle juridique.
Face aux accusations douteuses, aux insinuations nauséabondes, et aux pseudo-leçons de droit dispensées à coups de communiqués creux, le magistrat a dégainé le Code de procédure pénale et mis les points sur les i :
Oui, la mise en liberté provisoire existe en droit gabonais.
Oui, elle est encadrée par la loi.
Et non, il ne s’agit ni d’un privilège, ni d’une faille juridique, mais d’un droit garanti.
À ceux qui hurlent à l’arbitraire, sortez vos preuves ou taisez-vous.
L’accusation de “détention arbitraire” ?
Le procureur l’a qualifiée de “ridicule”. Et il a raison. Parce qu’au fond, ceux qui crient au scandale ne maîtrisent même pas les textes qu’ils prétendent défendre. Ils jonglent avec les termes juridiques comme avec des slogans politiques. Leur objectif ? Faire pression, salir, manipuler l’opinion.
Et quand ça ne prend pas au Gabon, ils exportent leur récit en France, là où certains médias complaisants reprennent sans recul la rengaine habituelle du “pays africain à la justice douteuse”. À ces donneurs de leçons déguisés en avocats internationaux, Minang a répondu en citant leur propre règlement intérieur article 10, devoir de réserve, modération, dignité. C’est ce qu’on appelle leçon retournée.
Assez du mépris postcolonial
Ce qui se joue ici dépasse la simple affaire Bongo. Il s’agit d’un combat pour la souveraineté de nos institutions. Car oui, derrière les critiques juridiques, il y a un vieux réflexe de mépris, une vision condescendante selon laquelle la justice africaine ne serait légitime que si elle épouse les humeurs de Paris ou Genève.
Minang l’a dit sans détour :
“Ce regard condescendant est le symptôme d’un héritage toxique du colonialisme.”
Le message est clair : la justice gabonaise ne tremble devant personne.
Ni devant les héritiers d’un système qui a pillé, divisé, puis abandonné.
Ni devant les activistes du buzz qui confondent réseaux sociaux et prétoire.
Ni devant les intérêts familiaux camouflés en plaidoyers de principe.
Le droit est dit. Point final.
Et pour une fois, dans ce tumulte d’approximation, une voix a osé rétablir les faits, avec courage et autorité. Celle d’Eddy Minang.
Qu’on se le dise : au Gabon, la justice n’est pas une marionnette. Elle est debout, elle est solide, et elle répond à la loi pas au chantage médiatique.
