L’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba, installé à Londres depuis mai 2025, se heurte depuis près de deux mois à un obstacle inattendu : il ne parvient pas à regagner sa résidence britannique. Ce qui devait être un court séjour à Paris s’est mué en immobilisation prolongée dans sa propriété de l’avenue Foch, faute de documents de voyage conformes aux nouvelles règles d’entrée au Royaume-Uni.
Selon des sources proches du dossier relayées par Jeune Afrique, le problème provient du dépassement des seuils autorisés par l’autorisation électronique de voyage (ETA), mise en place pour de nombreux ressortissants depuis avril 2025. Ali Bongo, qui a multiplié les allers-retours entre la France et le Royaume-Uni, se retrouve bloqué par cette formalité migratoire ordinaire.
Son épouse Sylvia Bongo Ondimba, restée à Londres avec une partie de la famille, fait face à des contraintes similaires. Elle ne peut quitter le territoire britannique sans risquer de compromettre son droit de retour, accentuant la séparation du couple dans ce contexte d’exil.
Cet épisode administratif survient alors que l’ex-chef d’État, parti du Gabon après une médiation menée par João Lourenço, tente de stabiliser sa situation personnelle et judiciaire en Europe. Des procédures liées à son passé au pouvoir continuent d’occuper l’agenda familial.
Dans l’entourage d’Ali Bongo, on insiste sur le caractère purement technique de l’incident, loin de toute sanction politique. Une demande de visa est en cours auprès des autorités britanniques, mais l’attente se prolonge, transformant provisoirement Paris en lieu de résidence forcée.
