La trajectoire financière du Gabon connaît une inflexion marquée. En quelques mois, la prime de risque associée à sa dette souveraine a chuté de manière significative, passant sous la barre des 700 points de base. Une évolution qui reflète une amélioration de la perception du pays par les investisseurs internationaux.

Ce retournement est d’autant plus notable que le Gabon était encore récemment perçu comme un profil à risque élevé dans la région. Désormais, Libreville converge vers les niveaux du Congo-Brazzaville, même si le Cameroun conserve une avance.

L’enjeu est concret : une baisse du spread réduit mécaniquement le coût de financement. Pour les autorités, cela se traduit par des marges budgétaires supplémentaires, précieuses dans un contexte de contraintes financières.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution, dont la demande d’un programme avec le Fonds monétaire international, interprétée comme un signal de discipline. Les efforts en matière de transparence et de lutte contre la corruption ont également été salués.

Sous l’impulsion du président Brice Oligui Nguema, le Gabon semble amorcer une phase de réhabilitation financière. Mais les marchés attendent désormais des résultats durables, condition essentielle pour inscrire cette amélioration dans le temps.

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