L’accès à l’eau potable est désormais placé au cœur de l’agenda présidentiel gabonais. En recevant les dirigeants du groupe Suez et de la SEEG, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a voulu envoyer un signal clair : les investissements engagés doivent rapidement produire des résultats mesurables. Cette réunion de haut niveau, organisée à Libreville, s’inscrit dans une volonté de transformer les ambitions gouvernementales en réalisations concrètes.
Depuis son arrivée à la tête du pays, le chef de l’État a fait de l’amélioration des services essentiels l’un des axes majeurs de son action publique. Lors de cette séance de travail, il a rappelé que l’accès universel à l’eau constitue le premier pilier de son projet de société. Une orientation qui implique désormais une mobilisation totale des partenaires techniques et industriels engagés dans les différents projets.
Au centre des discussions figuraient notamment les travaux de renforcement de la production d’eau potable à Foulayong, confiés au groupe Suez, ainsi que les opérations d’extension du réseau de distribution pilotées par la SEEG à Mbomo. Ces infrastructures doivent permettre d’améliorer durablement la desserte dans plusieurs localités confrontées à une forte pression démographique et à des besoins croissants.
Le président gabonais a insisté sur la nécessité d’une gouvernance plus rigoureuse des projets. Chaque acteur a été invité à assumer pleinement ses responsabilités afin de respecter les délais annoncés. Selon les autorités, les ressources financières et les moyens techniques sont désormais disponibles ; le principal enjeu réside donc dans la capacité des opérateurs à transformer ces investissements en améliorations perceptibles pour les usagers.
Cette rencontre met également en lumière la coopération entre le Gabon et la France dans le secteur des infrastructures hydrauliques. En présence de l’ambassadeur français Fabrice Mauriès, les échanges ont confirmé la volonté des deux partenaires de consolider un modèle fondé sur l’expertise technique, la performance opérationnelle et la responsabilité partagée. Pour Libreville, l’accès à l’eau potable apparaît désormais comme un levier stratégique du développement économique, sanitaire et social.
