Une avarie sur un équipement stratégique suffit désormais à désorganiser une partie de l’alimentation électrique du Grand Libreville. Depuis le 13 septembre, la capitale gabonaise et son agglomération subissent d’importantes perturbations, provoquées par une série d’incidents touchant les infrastructures de production, de transport et de distribution. La SEEG a reconnu, mercredi 17 septembre, être confrontée à plusieurs dysfonctionnements techniques affectant la continuité du service.
Le point de départ de la crise se situe sur la ligne aérienne de 90 kV reliant le poste de répartition de Bisségué au poste source d’Owendo. Selon l’entreprise, une avarie majeure survenue sur cet axe a entraîné des pannes en cascade sur plusieurs ouvrages. L’incident illustre la dépendance du réseau à certaines infrastructures névralgiques : lorsqu’un maillon essentiel est endommagé, les effets peuvent rapidement se propager aux installations chargées d’acheminer puis de distribuer l’électricité.
La SEEG affirme avoir déclenché son dispositif d’intervention dès les premiers incidents. Des équipes ont été envoyées sur les sites concernés pour établir les diagnostics, localiser les défaillances, réparer les équipements endommagés et organiser leur remise en service. L’opérateur ne fournit néanmoins aucune indication sur le niveau actuel de disponibilité du réseau ni sur la date à laquelle l’ensemble du Grand Libreville pourrait retrouver une alimentation stable.
Dans son communiqué, la société présente ses excuses aux usagers et promet une information régulière sur l’évolution de la situation. Mais plusieurs questions demeurent : la cause précise de l’avarie n’est pas détaillée, l’étendue des dommages n’est pas chiffrée et aucun calendrier de sortie de crise n’est avancé. Après plusieurs jours de perturbations, le rétablissement durable du réseau constitue désormais le principal enjeu.
