Alors que l’État poursuit ses opérations de déguerpissement dans des zones à forte occupation anarchique telles que le carrefour SNI Owendo et les Charbonnages, certains acteurs politiques tentent de faire entendre leur désaccord. Parmi eux, Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre, aujourd’hui devenu une voix critique mais isolée dans le paysage post-électoral. Récupérer et manipuler l’information publique pour exister est devenu sa principale activité professionnelle. 

Dans une série de publications sur le réseau X, Bilie-By-Nze s’est emporté contre l’opération, allant jusqu’à parler de “sadisme d’État”. Des propos excessifs, teintés de populisme, qui trahissent davantage une volonté de récupération politique qu’une véritable lecture de la réalité du terrain.

Contrairement aux allégations de brutalité et de manque d’humanité, les opérations de déguerpissement engagées par le gouvernement s’inscrivent dans un cadre légal et ont été précédées de multiples avertissements. Ces zones, souvent bâties sans autorisation sur des terrains impropres à l’habitat (zones inondables, servitudes d’intérêt public), mettent en danger la vie des occupants eux-mêmes. Loin d’une opération brutale, il s’agit d’une mesure de salubrité, de sécurité et de réaménagement urbain planifié.

Les services de l’urbanisme ont engagé un travail de fond, tenant compte des enjeux humains, techniques et environnementaux. Il s’agit aussi de redonner à Libreville une cohérence urbaine longtemps sacrifiée sur l’autel du clientélisme et de l’anarchie foncière, dont les responsables sont souvent issus des régimes successifs,  que certains critiques d’aujourd’hui ont eux-mêmes servis.

Qualifier “d’inhumaine” une action qui vise à prévenir des drames futurs relève de l’irresponsabilité. L’exemple de Plaine-Orety, souvent cité comme un traumatisme, a justement révélé la nécessité d’une meilleure anticipation. C’est pourquoi les autorités œuvrent désormais à intégrer progressivement des dispositifs d’accompagnement, en partenariat avec des ONG et des acteurs sociaux.

L’ancien dauphin du régime passé semble oublier que l’urbanisme ne peut être construit sur l’émotion, mais sur des normes. Si le gouvernement devait céder à chaque levée de boucliers politique, Libreville demeurerait une ville à la croissance désordonnée, vulnérable aux inondations, aux incendies et à une insalubrité endémique.

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a fait de la modernisation du territoire national une priorité. Cette ambition passe nécessairement par des choix difficiles. Le courage politique consiste justement à agir là où d’autres ont reculé pendant des décennies.

Loin du “sadisme”  évoqué par Bilie-By-Nze, l’action du gouvernement est celle d’un État qui se réveille, qui pose les bases d’un développement structuré et durable. Ceux qui aujourd’hui dénoncent ces actions devraient plutôt se demander pourquoi, lorsqu’ils étaient aux affaires, ces questions n’ont jamais été résolues.

Le débat est sain, mais la mauvaise foi n’est pas une solution. Ce que le gouvernement propose, c’est un futur viable pour tous,  et cela passe parfois par des mesures impopulaires, mais nécessaires.

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