En évoquant la possibilité d’une commercialisation encadrée de la viande de buffle, Brice Oligui Nguema introduit un débat inédit dans la gouvernance environnementale gabonaise. Une prise de position qui révèle une tentative de redéfinition des rapports entre l’État, la nature et les usages économiques traditionnels.
Le buffle, longtemps associé à la chasse de subsistance, est aujourd’hui au cœur de tensions entre conservation stricte et réalités sociales. Le président gabonais semble vouloir dépasser cette opposition en proposant un cadre réglementaire fondé sur la durabilité et la science.
Cette réflexion implique nécessairement les acteurs environnementaux, les communautés locales et les experts de la faune. Elle pose la question de la capacité de l’État à contrôler efficacement une filière sensible, dans un pays où la protection de la biodiversité est un enjeu international.
En filigrane, Brice Oligui Nguema cherche à affirmer une approche souveraine de la conservation, adaptée aux réalités gabonaises. Une ligne politique qui pourrait faire école, à condition que l’équilibre entre exploitation et préservation soit effectivement respecté.
